Game of Thrones 2x06
The Olds Gods and the New
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Jon et Denaerys sont cette saison en parallèle, hors de l’intrigue principal, hors de la guerre, et ont pour point commun une intrigue qui met ou prend du temps pour se mettre en place. Cet épisode sera peut être le déclencheur pour chacun d’eux. La rencontre avec Ygritte d’un coté, et le vol des dragons de l’autre, sont autant d’évènements qui viennent rebattre les cartes et relancer ces deux personnages. Cela n’annonce donc que du bon pour la fin de saison, il fallait que ça bouge, que les joueurs se révèlent. C’est le cas ici, et cela était sommes toute nécessaire.
Du coté d’Harrenhal, l’intrigue liant Tywin et Arya avance à un bon rythme grâce à une certaine complicité créée entre les deux personnages. Le patriarche Lannister se révèle être un homme d’honneur, gardant la tête froide a tous moments, et d’une intelligence très fine. Arya possédant les même qualités, il est normal, malgré tout ce qui semble les opposer, qu’ils établissent un rapport qui dépasse celui de maitre à servante. Mais cela ne tient qu’à l’ignorance de Tywin sur la réelle identité d’Arya, secret qui, par deux fois dans l’épisode, est mis à mal. Alors que le soldat qui s’apprêtait à révéler le vol a été mis hors d’état de nuire (qui sera la 3e victime ?), nous pouvons être sur que Littlefinger va creuser dans sa mémoire pour mettre un nom, Stark, sur cette jeune servante qu’il a « déjà vu quelque part ». Une fois encore, d’intenses moments en perspectives.
Enfin, cet épisode nous montre à quel point Game of Thrones est capable de moments exceptionnel Dans cet épisodes, il y en a 2. Le premier n’est autre que la première scène de l’épisode, dans laquelle Theon prend le contrôle de Winterfell, et dans laquelle surtout ce dernier décapite à l’épée ce bon Rodrik. Alors que la décapitation de Ned avait été claire et sans bavure, cela n’est pas du tout le cas ici, et voir Theon s’acharner et terminer le travail à coup de botte glace le sang. D’ailleurs, le personnage devient lui aussi de plus en plus glaçant et il faut saluer Alfie Allen qui incarne à merveille le salaud parfait, avide de pouvoir mais surtout (et c’est ce qui le perd constamment depuis le début) avide de sexe. Première scène choc donc, mais la seconde l’est encore plus.
Le passage de la révolte du peuple de Kings Landing est éblouissant. Dans ce lieu, ce microcosme du pouvoir où tous les comportements sont si figés, ce moment de folie révèle les personnages, avec une opposition magistrale entre Jeoffrey et Tyrion et une gifle qu’on se repassera en boucle. Et j’ai cru, j’ai vraiment cru que, dans la folie furieuse du moment, la tentative de viol sur Sansa allait aller jusqu’au bout, ce qui aurait été horriblement marquant pour une série, même sur HBO. Heureusement, Sandor Clegane arrive pour littéralement trancher les opposants. La scène est parfaitement maitrisée, tant en terme de réalisation que bien sur de jeu d’acteur et nous offre une montée dramatique qui nous force à retenir notre respiration.
Bilan: Très bon épisode de Game Of Thrones, pas un des meilleurs de cette saison mais qui a sa place malgré tout grâce à quelques scènes vraiment choquantes et surprenantes.
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