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Love For Séries

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25 septembre 2013

Hostages [Pilot - Review]

hostages pilot

Ellen Sanders, une chirurgienne brillante qui exerce dans un hôpital de Washington D.C., est chargée d'opérer le Président des Etats-Unis. Mais ce qui aurait dû être un honneur se transforme en un enfer : elle se retrouve au coeur d'une conspiration politique. Son mari et ses trois enfants sont pris en otage et les ravisseurs menacent de les exécuter si elle ne suit pas leurs instructions. Commence alors une course contre la montre pour les sauver...

étoile de notation 2

 Sometimes you have to do a bad thing for a good reason. Duncan


J’attendais Hostages comme le messie. Un pitch alléchant, Toni Collette dans un des rôles principaux, un drama feuilletonnant sur CBS (!), elle avait tout pour elle. L’audience allait forcément suivre aussi, on est sur CBS voyons et son drama évènement de la rentrée ne pouvait que marcher voire cartonner. Pourtant grosse surprise. Une fois l’épisode diffusé et une fois l’épisode vu, c’est tout le contraire qui s’est produit. Dans les deux cas. Hostages est échec sur le plan des audiences. A peine 7,5 millions de téléspectateurs et un taux ridicule sur les 18/49 ans. Je ne donne pas cher de sa peau si l’audience décline encore (et c’est ce qu’il va très probablement se passer) surtout quand l’on sait que l’année dernière Vegas enregistrait les mêmes scores sur les 18/49 ans mais était au top sur le global et qu’elle a été annulé. En face, NBC cartonne avec The Blacklist. Ironique non ? Bref, pour moi Hostages est très clairement une déception. En espérais-je trop ? Sans doute. Les plus gros problèmes de la série ? Elle cumule les clichés et nous en fait faire une overdose. Le mari infidèle, la fille enceinte, le fils sportif qui se drogue ou qui en deale, peu importe, le méchant pas si méchant parce qu’il a quand même un cœur, les preneurs d’otage qui aident en quelque sorte leur prisonniers ; c’était quand même exaspérant. Seule la mère se démarque, mais est-ce dû au talent de Toni Collette ? On l’a connu plus en forme, mais elle mène la danse indéniablement. Tate Donovan n’a pas brillé, tout comme Dylan McDermott qui était tout dans l’exagération et sans une once de charisme. Et puis inutile de parler de l’acteur qui interprète le fils, Matheus Ward, qui m’a donné envie de lui mettre des claques. Ah ça, ce n’était pas extra niveau acteur … Niveau intrigue, j’aurais tendance à dire que c’était prenant et efficace, mais finalement avec un peu de recul, on ne ressent que très peu les enjeux de cette prise d’otage et de la série finalement puisqu’elle repose sur ça. Le fils et la fille n’ont pas l’air de bien réaliser ce qu’il se passe, ni que c’est la vie du président des Etats-Unis qui est en jeu et qu’une république risque de changer du tout au tout à cause de ça. Assez étrange … Et puis les incohérences sont de mises. Le président des Etats-Unis va se faire opérer et la chirurgienne en charge n’est pas placée sous protection ? Ok pour le côté un peu paranoïaque avec des espions à tous les étages capable de surgir à tous moments mais bon, va falloir faire gaffe à ne pas pousser le bouchon trop loin non plus …  Du côté de la véritable mission des assaillants, on se doute grandement qu’ils font ça parce que le président est sans doute un sale type avec plein d’histoires politiques sombres et peu reluisantes. Ou alors, et ce serait encore plus classique, ils font partie du clan opposé et veulent juste l’éliminer. C’est quand même pas très folichon tout de même … Et puis le dernier regard menaçant d’Ellen à l’intention de Duncan, c’était too much non ?

Bref, malgré un côté assez efficace et le fait qu’elle se laisse regarder, Hostages se révèle être une série qui fait pschitt et qui m’a déçu. J’en resterai peut être là suivant mon emploi du temps et si l’envie ne vient pas de voir la suite …


Visuel CBS

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24 septembre 2013

The Blacklist [Pilot - Review]

the blacklist pilot

Le criminel le plus recherché du monde se rend mystérieusement à la police et offre ses services en dénonçant tous ceux avec qui il a collaboré sur ses crimes par le passé. Sa seule contrepartie : travailler avec une agent du FBI débutante avec qui il n'a semble-t-il aucune connexion...

étoile de notation 3

This was fun. Let's do it again. Reddington


Avec The Blacklist, ça y est, NBC a-t-elle enfin trouvé le hit qu’elle attendait depuis longtemps ? Après des années d’errance, et une vingtaine de séries annulées (si ce n’est même plus), la chaine du paon va-t-elle enfin (pouvoir) se relever ? Les 12,5 millions de téléspectateurs présent devant la série pour son premier épisode font tendre la balance du bon côté. Mais regardez où en est maintenant Revolution alors que le score du pilot était vraiment pas mal lui aussi et qu’elle avait tenu le coup pendant l’automne … J’espère que cette saison 2013/2014 lui sera meilleure en tout cas (celle d’ABC aussi, bien entendu), parce que ce n’est même plus drôle de la voir s’écraser chaque année et n’avoir que le football et The Voice comme show dépassant les 10 millions … Quoi qu’il en soit, The Blacklist est tel que je l’attendais. Energique, bien fichue, prenante, efficace. Pas nécessairement très subtile, mais ce n’est pas tant ça que l’on attend ici. Elle réussit aussi son coup puisqu’on se retrouve vraiment devant une série d’action, où les rebondissements et les bagarres sont de mise et que les temps morts sont mis au placard. On sent qu’NBC a sorti le chéquier et a donné les moyens à la série pour réussir, et ça fait plaisir à voir, notamment lors de la scène sur le pont puis les dernières minutes de l’épisode en plein Washington. Tourné en plein air, du moins c’est ce qu’il m’a semblé, ce pilot est en tout cas une vraie satisfaction sur le plan visuel. On peut lui reconnaitre au moins ça, même les réfractaires.  Au niveau des intrigues, on n’échappe pas à certains clichés et certaines facilités. Malheureusement. Le coup de la brochure du zoo en est le plus grand exemple. Mais ce n’est pas tellement visible ici. Les prochains épisodes devraient sans doute les mettre plus en avant. Rassurons-nous, on est loin de Zero Hour la saison dernière avec ABC alors que les deux séries étaient du même calibre et que certaines parties se ressemblent (comme lors du kidnapping). Et c’est déjà ça de gagné non ?

La plus grande réussite de The Blacklist, c’est sans conteste son personnage principal, Reddington. Porté par un acteur de talent, James Spader (The Office US, Boston Justice), il en impose. Il vole la vedette à tous les autres acteurs, même s’ils ont le mérite de bien se débrouiller à côté. La première scène de la série, absolument grandiose, nous fait poser des tas de questions (qui est donc cet associé ?). Les actions du personnage restent mystérieuses, et même si on en devine certains aboutissants (on voit venir le coup qu’Elizabeth est sa fille à des kilomètres, et d’ailleurs à ce sujet, j’aimerais que les auteurs nous surprennent), la première saison commence sur des bases solides. On n’évitera sans doute pas le style procédural avec un méchant par épisode, mais j’espère qu’au fil du temps la série pourra devenir plus feuilletonnante. Après tout, c’est ce qu’il s’est passé pour Scandal après un pilot correct mais pas transcendant, et dans une autre mesure Person Of Interest (que je ne regarde pas et qui me tente bien malgré tout). En parallèle de ce personnage très charismatique, le personnage d’Elizabeth Keen ne fait pas figure de maillon faible. Elle est même plutôt attachante, et le fait qu’elle ne soit pas une pauvre petite fille apeurée est une bonne chose (c’est ce qu’on pouvait craindre au début de ce pilot alors qu’elle semblait entièrement vouée à son fiancé). Son interprète Megan Boone qui m’était inconnue jusqu’à là, est en tout cas très sympathique. Dans le sillon des personnages secondaires, je suis heureux de retrouver Annet Mahendru, une des révélations de The Americans,  dans un rôle certes de moindre importance mais qui j’espère gagnera à être plus importante par la suite. Par contre, dans le rôle du fiancé d’Elizabeth, Ryan Eggold est moins convaincant. Surtout quand l’on sait que c’était lui le prof de littérature dans 90210 (oui j’ai regardé cette série pendant 3 saisons et même si ce n’est pas glorieux, je l’assume) et qu’il n’a pas la carrure pour porter le rôle d’un méchant … Surtout que c’est principalement sur lui et ses secrets que devrait parler la saison …

Bref, avec son pilot, The Blacklist ne déçoit pas. Certes, elle ne devrait pas marquer l’histoire des séries surtout qu’elle est tout sauf originale, mais juste parce qu’elle pourrait sortir NBC de la mouise, on devrait lui laisser une chance non ?


Visuel NBC

23 septembre 2013

Rectify [Saison 1 - Bilan]

rectify logo

It’s not as bad as it sounds because I didn’t sense the things in a normal way, I didn’t miss them. If I could sense them I… they weren’t real to me.

What’s real to you Daniel ?

The time inbetween the seconds… And my books. And my friends.

Daniel & Tawney


rectify saison 1 amantha daniel rectify saison 1 daniel

Le pilot de Rectify avait été un des meilleurs épisodes de l’année 2013, toute série confondue. Et un des meilleurs pilots de l’année aussi, presque le meilleur (le pilot des Revenants était quand même un cran au-dessus). Un petit bijou. Il m’avait fait traverser toute sorte d’émotion, la tristesse, la joie, la surprise. La réalisation avait été magnifique, digne du grand écran. Sundance Channel avait frappé un grand coup après son autre série originale Top Of The Lake. Une grande série était, ou du moins semblait être, née. Mes attentes étaient (trop ?) immenses pour la suite. Malheureusement, force est de constater que 5 épisodes plus tard, ou plutôt 5 jours plus tard - puisque qu’un épisode équivaut à un jour après la libération de Daniel - je suis tout de même moins satisfait par la série et je dois avouer qu’elle m’a un peu déçu. Certes elle reste d’un excellent niveau, le season finale est exceptionnel, mais la qualité du pilot n’a jamais été dépassée, voire égalée. J’en viens à me dire que cette courte première saison, 6 épisodes seulement, c’est si peu. Juste le début de la vraie histoire. Un prologue. 6 épisodes, c’est à peine si on arrive à véritablement s’attacher aux personnages de toute cette petite ville. La plupart nous sont à peine dévoilé, et on ne les connait presque pas. Comme pour Daniel en quelque sorte. Si c’était ce que les scénaristes voulaient nous faire passer comme message, c’est très réussi. On apprend à les connaitre, en même temps qu’il apprend à les (re) connaitre. 6 épisodes ce n’est vraiment pas assez. J’espère que la deuxième saison, prévue en 2014, rééquilibrera tout ça. Et vu la direction que prennent les intrigues dans le season finale, il y en a un énorme champ large.

Impossible de ne pas parler de ce que Rectify a fait de mieux lors de cette saison, raconter l’histoire de son personnage principal, Daniel. Son évolution est en tout point bouleversante. Sa redécouverte du monde, de sa maison, des sens, du plaisir sexuel et de la civilisation a été passionnante et très touchante à suivre. Les flash-back de Daniel dans sa cellule de prison ont tenu une grande place dans la série, tant parce qu’ils renvoyaient souvent à une situation ou un cap important dans le présent de la vie du héros, et tant parce que ces scènes d’isolement contrastaient avec le sentiment d’apaisement et de douceur des murs de la prison. Son amitié avec son « voisin » de cellule était bouleversante à suivre, surtout à cause de sa conclusion dramatique, mais inévitable. Après avoir pu garder un minimum de socialisation grâce à lui, et son autre voisin - même si celui était loin d’être un ami, loin de là - le voilà seul. La folie était aussi une part importante de ces flash-back, lorsque Daniel se mettait à délirer et à s’imaginer des scènes particulièrement gore notamment. La peur aussi,  que Daniel nous raconte à travers certaines dialogues très éprouvants qui montrent l'horreur de certaines situations.  Et puis le fait marrant, c’est que ces scènes m’ont beaucoup fait penser à une autre série de cette saison 2012/2013 sur le même thème mais au pitch inversé, l’appropriation de la vie de prison. J’en reparlerai également, parce que cette série est sans doute une des meilleures nouveautés de l’année elle aussi et une de mes séries préférées aujourd’hui. Bref, dans le présent, ses scènes avec sa famille, en particulier avec sa sœur étaient bien trop courtes malheureusement. Le parallèle avec Jared son demi-frère, celui qui l’était avant de partir en prison est très pertinent. Ces 19 ans passés en prison font office de coma dans sa vie, en prenant un exemple grossier, et Daniel reste dans une mentalité d’adolescent d’où sa forte symbiose avec lui. A côté, le déchirement progressif entre Daniel et Amantha était assez dur à suivre surtout quand l’on sait qu’elle avait tout fait pour le sauver et le sortir de prison pendant une grande partie de sa vie, jusqu’à tomber amoureuse de l’avocat de son frère. Mais ce qui m’a le plus dérangé finalement, c’est qu’on ne la voit vraiment pas assez. Amantha est un personnage à mon avis passionnant et qui n’attend qu’à être exploré un peu plus. J’espère de la deuxième saison rectifiera (ahah noter le jeu de mot) tout ceci. Heureusement, le tout est rattrapé par les scènes entre Daniel et Tawney, une femme très catholique qui croit en Daniel, au pardon et peut être à son innocence. Outre la beauté de son interprète Adelaide Clements (Abigail Spencer est magnifique elle aussi), elle apporte un énorme plus à l’histoire et au personnage. L’éloignement avec son mari, le fils du beau-père de Daniel (je n’avais pas tout compris à la base) qui porte une énorme aversion pour Daniel était là aussi très intéressante à suivre. La scène finale de l’épisode 5 le concernant ainsi que Daniel était quand même un sacré moment, très surprenant et choquant. Je voudrais aussi parler de la relation de Daniel avec une coiffeuse, une ancienne amie qui était la reine du lycée avant son arrestation, et le vendeur de livre, les seuls de la ville qui ne sont pas contre Daniel et qui lui porte une certaine affection. J’espère vraiment qu’une place plus importante leur sera accordée par la suite, parce qu’ils sont très attachants et si ce n’est même plus que la mère de Daniel, Janet ou son demi-frère Jared.

rectify saison 1 daniel hair rectify saison 1 jon amantha

Finalement, au bout de ces six épisodes, et c’est ça qui peut faire rager, l’intrigue principale n’a pas avancé du tout (ou presque pas). Le rythme très lent fait partie intégrante de Rectify et c’est ce qui fait son charme quelque part mais il peut être son allié comme son pire ennemi. On ne sait pas qui est le meurtrier d’Hanna - et on ne la saura peut-être jamais -, si Daniel est coupable ni même pourquoi il aurait plaidé coupable pour le meurtre si on admet qu’il ne l’a pas fait. Le season finale fait avancer un tout petit peu l’intrigue cependant, notamment sur l’implication de personnes dans le meurtre, mais les indices sont délivrés au compte-goutte, et il faut encore les remarquer. Réponse en 2014 … Néanmoins, le season finale marque le début d’un changement. Le tabassage de Daniel dans le cimetière est sans doute une des meilleures scènes de la série (je passerai sous silence le fait que Daniel ne soit pas très finaud puisque se promener dans un cimetière seul sachant que beaucoup de personnes t’en veulent, il y a mieux comme idée) , tant parce qu’elle est très violente et qu’elle promet une nouvelle dynamique, tant parce qu’elle est surprenante lorsqu’elle révèle l’identité de l’agresseur et tant parce que tous ces coups, c’est comme si on les prenait nous. La pisse est le coup de massue. On a du mal à la regarder, c’est très éprouvant et c’est poignant. Et ça prouve que la mission est accomplie non ?

Malgré une pointe de déception, Rectify s’affirme comme une série de haute volée. Une petite pépite qui devra s’affirmer encore plus l’année prochaine pour sa deuxième saison. Digne des films d’auteur, elle pourrait faire date dans l’histoire des séries.Comme Sundance Channel, toute nouvelle sur le marché, mais qui pourrait s’élever au niveau de chaines prestigieuses comme HBO, AMC, FX, Showtime, et Netflix maintenant.

 

rectify saison 1 daniel family rectify saison 1 tawney daniel


 Verdict : étoile de notation 3

Visuel Sundance Channel

22 septembre 2013

Récapitulatif Pilot [2013/2014]

La rentrée 2013/2014 débute et pour vous aider à vous repérez parmi les dizaines de pilot diffusés, je dresse un classement personnel sur la plupart qu'il m'ont été donné de voir - que ce soit un drama, une comédie, un show animé, du câble, d'un network et de tous les pays. A vous de décider de les tenter ou pas.

the crazy ones

 

étoile de notation 3

Super Fun Night

The Blacklist

Trophy Wife

étoile de notation 2

Back In The Game

Brooklyn Nine-Nine

Sleepy Hollow

The Crazy Ones

étoile de notation 2

Marvel's Agent Of S.H.I.E.L.D

 Hostages

Mom

The Goldbergs

 étoile de notation 1

Ravenswood

 http://p5.storage.canalblog.com/58/17/994426/90913188_o.gif

Dads

 


Cliquer sur les noms pour accéder aux critiques - Ce billet sera mis à jour au fur et à mesure de mes review de pilot

21 septembre 2013

Une Semaine Seriesque N°37 (15/09 à 21/09)

Un nouveau numéro d'Une Semaine Seriesque, la review hebdomadaire où je fais part des audiences de chaque séries de la semaine précédente que je suis ainsi que les notes des épisodes dont j'ai parlé. Cette semaine, la saison 2013/2014 débute enfin. Sleepy Hollow et Brooklyn Nine-Nine rentre directement dans mon planning. La première est une réelle surprise et effectue ses premiers pas devant plus de 10 millions de téléspectateurs tandis que la seconde se lance devant un peu plus de 6 millions de téléspectateurs. Pas mal, mais ça devrait vite baisser les semaines suivantes. En parallèle, Under The Dome conclut sa première saison en beauté enregistrant son deuxième meilleur score historique devant plus de 12 millions de téléspectateurs et Devious Maids augmente un petit peu par rapport à la semaine dernière.


brooklyn-nine-nine logo

1x01, Series Premiere - Audience : 6 170 000 tlsp - Taux 18/49 (%) : 2,6

devious maids logo

1x12 - Audience : 2 520 000 tlsp - Taux 18/49 (%) : 0,9

sleepy hollow logo

1x01, Series Premiere - Audience : 10 100 000 tlsp - Taux 18/49 (%) : 3,5

under the dome logo

1x13, Season Finale - Audience : 12 100 000 tlsp - Taux 18/49 (%) : 2,8

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20 septembre 2013

Dads & Brooklyn Nine-Nine [Pilot - Review]

 

dads pilot

Warner et Eli, deux papas trentenaires, voient leurs vies basculer dans l'absurdité quand leurs pères décident d'emménager avec eux.

Dads, quelle passionnante série. Elle nous fait se poser tellement de questions, elle nous retourne le cerveau. Elle invite à la réflexion. Comment ? Mais comment ? Comment FOX a-t-elle pu commander cette série ? Et pourquoi ? Je sais que je suis difficile en termes de comédie, et qu’il faut vraiment trouver les bonnes blagues au bon moment, et encore il est hyper rare pour moi de rire aux éclats même si celle-ci est vraiment excellente, mais alors là quand même. On est au bord du foutage de gueule. Rien n’est drôle dans Dads, vraiment rien. Même pas un sourire esquissé. Les rires en fond qui interfèrent toutes les 10 secondes viennent appuyer le bide des blagues de ce pilot. Déjà que je n’aime les rires enregistré tout court, là, il est clair que je ne regarderais plus de série de ce genre avant quelque temps. Et puis est-il utile de dire à quel point les blagues sont limites ? Les critiques américaines s’en sont déjà assurées, mais bon, on sait que c’est du Seth McFarlane et qu’il n’a jamais été connu pour sa délicatesse … Ça aurait pu bien passer néanmoins, Family Guy en est la preuve, mais ça a cassé. Au milieu de tout ça, je suis quand même triste pour Brenda Song que j’apprécie plus ou moins et que je trouve plutôt attachante. Mais pas là. Les autres acteurs, n’en parlons pas. O étoiles, oui oui. Le but d’une sitcom c’est de faire rire non ? Bref, je pense qu’il n’y a rien à dire de plus sur cette sitcom, vraiment pas drôle, lamentable et qui est peut-être la pire de l’année, - sans aucun doute une des pires de ces dernières années aussi. Et puis ces pauvres asiatiques, ils s’en sont pris plein la gueule et on se demande pourquoi …

Verdict :

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brooklyn nine-nine pilot

La vie au sein du commissariat de police de Brooklyn n'est pas de tout repos : une pléiade d'inspecteurs un poil loufoques doivent jongler entre leur mission de protéger et servir les habitants de la ville, leur vie personnelle et surtout celle du bureau.

Heureusement, diffusée juste après, Brooklyn Nine-Nine m’a redonné gout à la découverte de sitcom cette saison. Je ne l’attendais pas du tout, et pourtant elle m’a surpris. Cette petite comédie de bureau parmi un personnel loufoque dans un commissariat m’a au moins fait passer un bon moment, très bon moment selon certaines scènes et situations. Certes ce n’est pas hilarant, mais c’est drôle, efficace et (très) sympathique. Les personnages sont plutôt clichés pour le moment, mais j’ai l’impression qu’ils vont s’étoffer avec le temps et prendre en profondeur. Et puis ils sont drôles et c’est le principal. Le personnage de Jake a tout pour devenir culte. Andy Samberg en a d’ores et déjà la carrure. Ou il peut très bien retomber dans l’oubli suite à l’annulation de la série, ce qui serait très regrettable. Autour de lui, seul le Captain Holt se démarque vraiment pour le moment. Le petit retournement de situation le concernant à la fin de l’épisode était bien trouvé et efficace comme il le faut. J’espère qu’il y en aura un peu comme ça à tous les épisodes. Les autres personnages ont du potentiel qui ne demande qu’à être exploré. L’enquête du jour était assez loufoque, reprenant un thème grave mais la série l’a bien géré, et si c’est ce chemin là que la série prend, je suis preneur. De même que les scènes au commissariat avec tous les personnages. Et puis, Brooklyn Nine-Nine c’est diablement fun. Et je suis certain que bientôt je vais adorer cette petite sitcom que je n’avais pas vu venir.

Verdict : 


Visuel FOX

17 septembre 2013

Sleepy Hollow [Pilot - Review]

sleepy hollow pilot

Afin de faire régner la paix au sein d'une communauté menacée par divers mystères, Ichabod Crane collabore avec la shérif de Sleepy Hollow...

That building is also a Starbucks.- Yep - How many are there ? - Per block ? - Is there a law ? Ichabod & Abbie


Nous vivons dans une sale époque pour les séries. Du moins, sur les networks. Eux qui étaient les rois autrefois, qui détenaient des méga-hits comme on en voit plus, à une époque où NBC annulait des shows avec 9,5 millions de téléspectateurs en moyenne, où la CW n’existait pas, où CBS était effrayé par FOX, où les networks remportaient haut la main les récompenses prestigieuses comme les Emmy Award dans presque toutes les catégories, il faut dire que cela a bien changé depuis. La puissance grandissante du câble et celle d’Internet sont passées par là, et il est maintenant courant de voir les ¾ des nouveautés être annulée à la fin d’une saison télévisuelle. FOX en a eu la preuve la saison dernière, avec l’échec de Ben & Kate et The Mob Doctor, le renouvellement surprenant de show aux audiences très limites comme The Mindy Project et New Girl. La nouvelle saison ne s’annonçait pas folichonne non plus, et pourtant.

Sleepy Hollow est la surprise de la rentrée. Peut être la première d’une longue liste, ou peut-être la seule. Personne n’y croyait, et pourtant, elle a réalisé un score très correct pour son pilot, presque autant que The Following mais sans la campagne publicitaire importante que la série de Kevin Williamson ait eu la saison dernière. Très bonne surprise pour nous, et pour la FOX aussi. Le network est en perdition, et ce depuis un bon petit bout de temps, American Idol n’est plus le monstre qu’elle était auparavant, Glee s’achèvera dans deux saisons et sans doute dans l’indifférence générale, ses show animés se comportent toujours plutôt bien et sont les leaders de la chaine dépassant les nouvelles séries, et The Following est la seule série qui leur a permis de relever le niveau la saison dernière. Va-t-il en être de même pour Sleepy Hollow cet automne ? Le deuxième épisode nous le confirmera. Bref, pour ma part, Sleepy Hollow était le seul drama de la FOX qui m’intriguait un tant soit peu. - Parce que bon, Almost Human n’est certainement pas un show de grande envergure, de même pour Rake (on est jamais à l’abri d’une surprise tout de même). - Et je ne suis pas déçu. Le sujet était casse-gueule, mais comme une certaine série fantastique il y a de cela 2 ans, elle s’en est admirablement sortie. Pas aussi bien, mais ce n’est pas grave. Car Sleepy Hollow possède une très bonne qualité, celle d’être fun. Vraiment fun.

Au bout d’un seul épisode seulement, il est clair qu’il est dur de dire si une série sera bonne, voire excellente ou bien nulle, voire lamentable. On n’est jamais à l’abri d’une bonne ou mauvaise surprise. Mais pourtant, j’ai bien envie de penser que Sleepy Hollow va s’en sortir. Ce pilot a posé les bases d’une mythologie assez complexe, qui s’étoffera sans doute avec le temps au fur et à mesure des découvertes des deux enquêteurs. Je crains néanmoins que la série tombe dans le piège courant de : un méchant par épisode à éliminer et puis deux ou trois épisodes consacrés au mystère fil-rouge pendant la saison. Je ne l’espère pas. En tout cas ce pilot a bien fait son job, nous présentant les deux personnages centraux assez rapidement (trop ?), et sur lesquels on pourra revenir plus tard à travers les flash-back afin de mieux les connaitre et éclairer leur passé. Idem pour les personnages secondaires très vite passé en revue, tellement il y en a, même si certaines pierres nous sont jetées pour la suite, comme avec le shérif. Je tiendrais quand même à souligner que le rythme effréné de la série peut être aussi un défaut, le premier exemple qui me vient en tête est le fait qu’Ichabod s’intègre en même pas 5 minutes dans le monde d’aujourd’hui alors qu’il a passé 250 ans sous terre. Et puis est-ce nécessaire de dire que la scène où Ichabod se fait presque écraser par une voiture sur une petite route et se lance en direction de Sleepy Hollow m’a fait beaucoup pensé au pilot de Once Upon A Time avec Henry et Emma dans la voiture puis l’accident ? Bref, il est aussi intéressant de souligner que le fait qu’il n’y a pas de romance amoureuse ou d’attirance entre les deux personnages principaux. Une vraie libération et une petite révolution quand même, puisqu’on doit s’en souper à toutes les sauces ces dernières années. Et puis j’ai quand même adoré la scène d’action à la fin de l’épisode où le cavalier sans tête tire sur tout ce qui bouge en plein milieu de la ville, armé jusqu’à l’os de mitraillettes. C’était fun, et c’est tout ce que je demande.

Bref, un pilot ultra efficace et fun posant l’histoire pour une série avec un gros potentiel. Sleepy Hollow ne parcourra sans doute pas les cérémonies prestigieuses, mais en tout cas elle sera parfaite pour se divertir durant cette saison.

16 septembre 2013

Monday Mornings [Saison 1 - Bilan]

monday mornings logo

 

Amen, my brother. Jorge


monday mornings saison 1 tina tylermonday mornings saison 1 arvin

Des fois, les chaines sont cruelles. On en vient à maudire ces fichus téléspectateurs ne de s’être pas ramenés pour regarder une série ou un autre pour satisfaire les besoins de la chaine en question. C’est d’autant plus rageant quand cette série s’améliore d’épisodes en épisodes, au point de vouloir avoir une suite au moment même parce que l’on commence à lentement à vraiment aimer cette série (et devenir accro accessoirement). C’est exactement ce qui s’est passé pour Monday Mornings. Dès son lancement, la série a souffert d’un manque de publicité, et l’audience était très limite. Face à la concurrence rude en pleine saison, et malgré un Dallas plutôt performant pour cette case horaire, la série n’a pas su s’imposer. TNT a annoncé son annulation, en même temps que celle de Southland elle aussi en mauvaise position après cinq saisons et un départ de chez NBC. Bref, revenons à Monday Mornings. J’avais trouvé le pilot sympathique à suivre, pas particulièrement passionnant mais assez efficace. Sachant que c’était du David E. Kelley, je me l’étais mis sous le coude, à rattraper pendant l’été. Mais je ne comptais pas abandonner. Une petite pépite pouvait se cacher derrière cette série qui sait. 9 épisodes plus tard, l’enthousiasme a disparu et je reste déçu par la série. Les premiers épisodes sont franchement laborieux, j’arrive à peine à me souvenir de ce qu’il se passait dans certains épisodes. En revanche, les trois derniers épisodes de la saison sont plutôt bons et prometteurs. Le huitième surtout, qui restera mon épisode préféré de la série, juste devant le pilot. Mais malheureusement, la suite ne sera jamais là. Monday Mornings aurait pu devenir une très bonne série, mais on en aura eu que le croquis. Pendant ce temps-là, David E. Kelley voit s’ajouter un nouvel échec après ses nombreuses réussites et succès du passé … Un des plus gros problèmes de la série, c’est qu’au niveau des cas médicaux, c’était très plat. On arrivait très peu à s’attacher au patient ni à être touché, et pour une série médicale, c’est le comble, non ? D’autant plus que ces cas médicaux, on les a vu mille et une fois dans toutes les série inimaginables et que ça favorisait l’ennui. Heureusement que les monday mornings étaient là pour égayer l’ensemble. D’ailleurs parlons-en, ces réunions étaient censées être le point fort de la série, ce qui allait la distinguer de toutes les autres séries médicales qui existent et qui ont existé et qui existeront. J’en espérais beaucoup, et je suis là aussi déçu. Il n’y a pas eu les grands moments de tension que je voulais voir à l’écran, même si certaines réunions étaient assez réussies dans l’ensemble, comme lors du licenciement surprenant d’un chirurgien dans le huitième épisode. Je tiens quand même à dire que le dernier monday mornings de la saison, ou de la série plutôt, était vraiment insupportable, tout simplement parce qu’il débordait de bon sentiment et de niaiseries. Alors certes il y avait de quoi vu les circonstances, mais j’ai trouvé ça assez con et surtout hors propos. Une erreur parmi tant d’autre …

Au niveau des personnages, il n’y a pas grand-chose à dire. Leur évolution est vraiment très superficielle pour certains, et on ne leur porte pas beaucoup d’attachement. J’avoue avoir eu peur pour Tina lorsqu’elle s’est pris le coup du mec en plein dans la tête. Normal en même temps, c’est le personnage qui a été le plus développé depuis le début, même si j’aurais souhaité que l’on repasse plus en profondeur sa relation avec son mari. Idem pour Jorge, sans doute mon personnage préféré. Sa relation avec son fils, certes très prévisibles, étaient intéressante malgré tout à suivre. J'ai bien aimé Sydney, mais elle aussi, elle a été traitée que très superficiellement. Par contre, j’émets un certain énervement par rapport à Sung, considéré trop comme la machine à faire rire et le chouchou du public. Il aurait sans doute dû avoir une suite pour que je puisse l’apprivoiser. Petite surprise concernant Buck, présenté comme le connard de première, il s’est révélé plutôt intéressant à suivre. Il aurait fallu lui accorder un peu plus de temps d’antenne mais bon … Et puis Harding, le chief, (trop ?) mis en avant et surtout assez ennuyant. Il n’y a pas grand-chose à dire sur lui, sauf que son impartialité lors des monday mornings contrastait avec l’amitié qu’il portait aux chirurgiens au dehors. Et puis bon, le petit bar où tout le monde se retrouve après le boulot, ce n’est pas comme si c’était nouveau non plus (hello Grey’s Anatomy !). L’aspect judicaire de la série était une bonne idée à exploiter, mais là aussi, c’était loupé. On sent que la série a voulu avec Harding au tribunal faire un clin d’œil au monday mornings avec le chef à la place de ses chirurgiens, mais bon, c’était trop accessoire et peu important. En cela, la deuxième saison aurait pu rectifier le tir. Je sais j’en parle (trop), mais on en revient toujours à cette suite, qui n’arrivera jamais. Et puis est-ce nécessaire de parler de la réalisation ? Je l’avais trouvé très belle dans le pilot, mais force est de constater que les autres épisodes n’ont pas le même soin …

Bref, cette unique saison de Monday Mornings n’est pas le résultat espéré. 10 épisodes, c’est court. Ainsi, je préfère dire que Monday Mornings n’était que le prologue d’une possible bonne série médicale. Finalement, on ne retiendra de cette série qu’un nouvel échec d’un créateur autrefois auréolé mais maintenant en difficulté.

 

monday mornings saison 1 season finalemonday mornings saison 1 harding stewart


Verdict :étoile de notation 2

Visuel TNT

14 septembre 2013

Une Semaine Seriesque N°36 (08/09 à 14/09)

Un nouveau numéro d'Une Semaine Seriesque, la review hebdomadaire où je fais part des audiences de chaques séries de la semaine précédente ainsi que les notes des épisodes individuels (il faut qu'il y est une review pour ça). Cette semaine, Under The Dome est en baisse à cause du tennis et enregistre sa pire audience historique et passe pour la première fois sous les 10 millions de téléspectateurs. Rien d'alarmant néanmoins. Devious Maids n'évolue pas d'un poil depuis son dernier épisode il y a 2 semaines.


devious maids logo

1x11 - Audience : 2 490 000 tlsp - Taux 18/49 (%) : 0,8

under the dome logo

1x12 - Audience : 9 720 000 tlsp - Taux 18/49 (%) : 2,1

10 septembre 2013

Teen Wolf [3x01 à 3x12 - Bilan]

teen wolf logo

 

What are you doing ? - Nothing. - A part of you is doing something ... Allison & Scott


teen wolf saison 3 ericateen wolf saison 3 stiles lydia

J’avais entendu pas mal de choses négatives sur cette saison 3 de Teen Wolf. J’avais peur à l’idée de la retrouver. Et pourtant, rappelez-vous, j’avais trouvé les deux premières saisons excellentes et captivantes, Teen Wolf était devenu au fur et à mesure un must-see en matière de teen show, mettant The Vampire Diaries au placard, déjà bancale à l’époque. Le kitsch de la série faisait presque son charme, la petite ville de Beacon Hills aussi, et le peu de budget permettait à la série de privilégier les bonnes intrigues, prenantes et efficaces. Seulement voilà, la hausse budgétaire plus une saison doublée, ça faisait peur. La malédiction des saisons 3 allait-elle frapper la série ? Appréciant plus Teen Wolf en marathon, le soir accessoirement, j’avais donc mis la série en pause, pour mieux la reprendre juste après la diffusion de son summer finale. Et je n’en attendais rien, mais strictement rien, vu le peu d’éloges qu’elle avait eu. Et j’ai peut-être eu raison. Vous savez très bien que quand on attend rien de quelque chose, on ne peut être que surpris dans le bon sens. Et bien c’est ce qu’il s’est passé. J’ai trouvé les trois premiers épisodes de la saison vraiment pas mal, très prenants et bien fichu. Dans l’esprit de ce que nous avait offert la série d’ici là. Le quatrième était aussi plutôt intéressant bien qu’un peu trop prévisible. Puis vient le cinquième, Frayed, qui n’est pas le désastre attendu, même s’il est sans doute le plus raté de ce que nous avait offert la série depuis le début. La question que tout le monde s’est posé en le regardant : mais qu’est-ce qu’ils ont foutu ? - était parfaitement légitime tant le montage de l’épisode paraissait avoir été complètement foiré. Rien n’était cohérent dans sa construction. Le sixième, Motel California, sans doute un des plus controversé de la série - certains l’ont adorés, tandis que d’autre l’ont détestés - m’a partagé, j’aurais souhaité que les auteurs poussent cet épisode spécial plus loin dans le délire, en nous offrant à l’occasion de vrais fantômes, même d’anciens morts de la série. Là, l’épisode aurait fait date à la manière de l’anniversaire de Lydia, sans doute un des meilleurs épisodes de la série à ce jour (et un des plus jouissifs aussi). Dommage. Le suivant, le septième était sympathique il me semble mais bon, je dois avouer que je ne me souviens pas grand-chose de cet épisode … Le huitième était totalement dispensable, seul les flash-back importait finalement, mais on se faisait quand même grandement chier en les regardant. Le neuf et le dix étaient vraiment pas mal, et le huis-clos dans l’hôpital a fait son petit effet (de toute façon c’est ce que la série fait de mieux depuis ses débuts). Et puis le onzième et douzième, qui concluent assez maladroitement cette demi-saison, m’ont un peu déçu. Disons que j’aurais apprécié un peu plus de révélations et de retournements de situations dans l’intrigue. Surtout que le onzième se terminait en nous promettant quelque chose d’explosif, et je me suis retrouvé en regardant le summer finale en me disant : tout ça pour ça ?!

teen wolf saison 3 deucalionteen wolf saison 3 scott allison stiles

Visiblement, le gros reproche que l'on pourrait faire à cette saison, c’est d’avoir mal géré son timing. La commande des 12 épisodes en plus semblaient être dès le départ une très mauvaise idée. Mais finalement, cette première partie de saison ressemble à une saison pleine, la plupart des grandes intrigues sont résolues, cependant avec une sensation de gros remplissage sur certains épisodes. En saison 1 et 2, la série multipliait les intrigues, au point qu’il y en a avait 3, 4 voire même 5 qui se déroulaient en même temps par épisode, et on ne s’ennuyait pas. Alors que là, on avait que celle de la troupe des alphas et du darach, n’en formant qu’une finalement. Et pourtant, les scénaristes n’ont quand même pas approfondi le personnage de la sœur de Derek, Cora, dont on ne sait presque rien au bout de 12 épisodes. Je ne comprends pas comment ils ont fait pour se débrouiller aussi maladroitement. Surtout que les batailles contre les alphas sortaient souvent de nulle part, sans véritable raison, qu’il y en avait au moins une par épisode, si ce n’est plusieurs, et qu’elles n’amenaient souvent rien. Je pourrais aussi me plaindre de l’intrigue du darach, très prometteuse, mais finalement décevante. Elle avait commencé en grande pompe, avec des sacrifices humains, puis le tout est tombé comme un soufflet plus on commençait à comprendre les éléments de l’histoire. La révélation du darach n’était pas surprenante, et la fin de cet arc aussi. J’aurais aimé quelque chose de plus spectaculaire. Seul bon point, la scène jouissive entre le darach et Kali, celle qui s’est trimballé les pieds à l’air tout la saison. On passe à autre chose, d’ailleurs c’est assez étonnant, et je me demande ce qu’il va se passer dans la suite de la saison. La cliffhanger de l’épisode 12 lance une piste, mais bon, ça donne pas vraiment envie d’en savoir plus. Une phrase, lancée par Deaton au détour d’une phrase, nous donne un indice en nous disant qu’on est loin d’avoir fini de découvrir toute l’étendue du monde supernaturel. L’arrivée des vampires est pour bientôt ? Je n’espère pas, Teen Wolf avait réussi à se démarquer des séries surnaturelles jusqu’à maintenant en utilisant des thèmes très spécifiques et pas des créatures que l’on a déjà vu des centaines de fois. On verra bien …

Je tiens aussi à dire que cette saison m’a filé un sentiment très bizarre en la regardant, celui de la nostalgie. Normalement, il n’apparait que lorsqu’une série comporte un bon nombre de saisons au compteur, que certains acteurs du casting originel sont partis pour faire place à des nouveaux, qui ne les remplaceront et ne les égaleront sans doute jamais, et que les meilleures heures de la série sont derrière elle. Avec la délocalisation des lieux de tournages en Californie, la mort de personnages emblématiques la saison dernière, le départ d’acteurs, c’est ce qu’il s’est à priori passé avec la série. Je m’en suis remis (ça n’avait rien d’insurmontable en même temps) et m’y suis habitué, mais voir Allison et son père qui habitent dans un appartement, Derek aussi (avec en arrière-plan de magnifique fond vert), le lycée qui a changé et a augmenté sa taille, c’était très bizarre. Mais pour l’heure impossible de savoir si les meilleures heures de Teen Wolf sont derrière elles, les pessimistes diront que oui.  

Bon j’arrête de me plaindre, sinon on va finir par me prendre pour le râleur de service, et parler de ce qui m’a plu dans cette première partie de saison. Evidemment Lydia. Elle est toujours mon personnage préféré, et elle est restée au top cette saison. La révélation sur son identité est arrivée à point nommé, peut-être un peu trop tard, et il me tarde qu’on explore ce côté de la mythologie de la série. Sa relation avec Stiles s’est construite petit à petit, jusqu’au premier baiser, très réussi et placé dans les bonnes circonstances au bon moment. Stiles d’ailleurs, a fait son show, mais a eu tendance à m’agacer. Ses blagues ne sont plus aussi subtiles qu’avant, et on le considère trop maintenant comme la machine à réplique. L’épisode du bus en était la preuve vivante. Ses scènes avec son père gardaient tout de même leur force et leur intérêt. La série a d’ailleurs réussi la révélation du supernaturel au père de Stiles, mais j’ai quand même préféré la révélation l’année dernière à la mère de Scott, même si ça avait été très bref et pas vraiment approfondi. Là bon, comme dans tous les shows surnaturels, au bout d’une dizaine de scènes comme ça, ça devient moins intéressant. Je pourrais aussi parler du petit couple de Danny et Ethan, assez mignons mais trop sous exploité. Et puis que s’est-il passé pour Allison cette année ? Elle est passée d’héroïne de l’histoire à personnage secondaire en une saison … Mais bon, je dois saluer les scénaristes qui ont su préparer en douceur sa romance avec Isaac. Isaac d’ailleurs, une surprise tant il est devenu intéressant, me faisant presque oublier la si divine Erica.

Bref, cette troisième saison de Teen Wolf est loin d’être le désastre annoncé par certains, même si la série n’est clairement pas en grande forme ces temps-ci. La suite en Janvier devra confirmer, ou bien, il se pourrait que Teen Wolf soit perdue à jamais, et rejoignent toutes les autres séries frappées de plein fouet par la malédiction de la saison 3.

 

teen wolf saison 3 kali twins argentteen wolf saison 3 lydia jennifer


Verdict :étoile de notation 2

Visuel MTV

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